Je sais j'en parle beaucoup mais j'avais besoin de poser ces quelques mots par écrit. Je ne sais pas par où commencer tellement cette histoire qui est la mienne est complexe et difficile.

toxique

Pour  commencer, avant ma naissance et même ma conception,ma mère avait fait une fausse couche à un stade très précoce de sa grossesse: ça avait particulièrement affecté ma mère au point qu'elle pensait qu'elle ne pourrait jamais mener une grossesse à terme. Je suis donc devenu-e en quelque sorte la preuve que ce n'était pas vrai et l'impression d'avoir au final eu pour seul but de la rassurer par rapport à ça. Je ne l'ai su qu'il y a peu de temps.

Ensuite, vient rapidement ma 2° soeur qui elle a commencé à avoir des soucis de santé très tôt ce qui fait qu'au final mes parents m'ont un peu délaissé-e pour voir tous les médecins nécessaires pour trouver le bon traitement  etc.

A cette époque là, tout allait encore bien même si j'avais déjà le sentiment d'être juste invisible à leurs yeux: j'avais sans doute inconsciemment intégré le but de mon  existence à savoir prouver sa capacité selon elle à être une vraie femme à savoir être mère (bonjour le sexisme intégré). Et pour mon père, c'était simple: c'était et c'est toujours un bourreau de travail. Du coup, il n'avait que très peu de temps à me consacrer même si du coup,j'appréciais ces moments.

Ma 3° soeur vient un peu plus tard au monde, c'est là où tout se complique. Je commence à devenir le bouc émissaire de la famille . Je viens de faire ma première rentrée à l'école maternelle et j'ai l'impression que ça a été un déchirement pour ma mère,un soulagement pour moi même si de courte durée vu ce que j'y subirai ensuite.

Puis vient l'époque où j'ai commencé à avoir des notes, et là, ça a été infernal : mon père surtout m'a mis en tête que je devais être premièr-e de la classe aidé par ma grand mère maternelle en me réconpensant quand j'avais réussi mon objectif. A ce niveau là,ça allait plutôt bien jusqu'au 2° trimestre de 6° où là, ils ont du faire avec l'idée que non je ne serais sans doute plus premièr-e et ça a été un peu la dégringolade niveau attitude envers moi. Ben,oui, si j'avais des mauvaises notes selon leurs critères, c'est que j'étais une feignasse qui ne bossait pas assez et n'étais pas une conséquence de ce que je vivais. Il y avait juste le sport qui ne comptait pas pour eux et c'est tant mieux en même temps vu que h'avais des problèmes de psychomotricité  et que dans la famille paternelle,on était nul en sport de génération en génération,ça ne dérangeait personne. Par contre du côté de ma mère, j'étais juste une feignasse qui ne faisait pas d'efforts et profiter pas mal de la situation alors qu'il y avait des choses que je ne pouvais juste pas faire, indépendamment de ma volonté.

J'arrive au bac que j'ai avec mention mais ce n'est pas assez bien car je peux faire mieux: visiblement, le facteur stress ne semble pas rentrer en compte dans leur  opinion.  En même temps, mes parents tenaient absolument à  ce que j'intègre une prépa. Sachant à l'époque que je voulais  faire du droit mais ne sachant pas trop où m'orienter,  mes parents voulaient absolument que j'intègre la prépa D1 alors que, moi même ,je voulais intégrer la fac de droit. Mon prof principal de l'époque m'a dit qu'intellectuellement je pourrais mais niveau pression je ne pourrai pas (et avec recul, je me dis qu'il avait raison). Mes parents m'ont donc proposé une autre solution: un BTS que je ne citerai pas pour des raisons d'anonymat qui s'est avéré catastrophique pour la suite.Mes soeurs, qui elles ont réussi à intégrer des prépas ,ont renforcé encore plus le côté vilain petit  canard pour moi surtout  qu'elles ont plus de difficultés au niveau capacité d'assimilation alors que moi, à côté je suis un peu la merde qui a échoué car pour eux , hors de la prépa, point de salut.

Après tout ce qui est travail, études, je vais parler oppressions et pour le coup, c'est assez hardcore même si je vais passer assez rapidement dessus :entre l'obligation d'aller manifester contre la loi sur le PACS maintenant le fait de forcer ma dernière soeur (dont je n'ai pas encore parlé car pas mal dans le genre toxique également) à aller aux manifs pour tous, le fait de m'apprendre que les adultes ont toujours raison, qu'il ne faut jamais les remettre en question, toujours obéir, me forcer à porter des robes même si j'avais horreur de porter ça, prétendre que je m'invente une dépression pour en faire le moins possible, idem pour mon hyperphagie qui ne serait qu'un manque de volonté de ma part...