Sur un certain forum, on nous promet de longue date un article expliquant pourquoi l'ensemble de la rédac est pour la #TeamIntention . Cependant, il tarde à arriver pour des raisons indépendantes à leur volonté semble-t-il.
Au départ, je voulais réagir directement à l'article mais comme il n'est pas encore là à l'heure où je poste, je vais me contenter es pistes donner par les membres de cette fameuse rédac.

enfer pavé de bonne intention

Au début de mon militantisme , je n'aurai franchement pas vu d'inconvénients : après tout, je voyais beaucoup de personnes vraiment volontaires pour progresser dans la lutte contre les diverses oppressions . Puis je me suis rendu-e compte au final que la plupart des personnes qui postaient étaient concernées ou avait déjà entamé leur déconstruction depuis pas mal de temps.
J'essayais de suivre, je demandais quand je ne comprenais pas ou je cherchais par moi même et tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles . Bien sûr, il m'est arrivé de tenir des propos oppressifs (à qui ça n'est pas arrivé franchement surtout au début?) mais j'essayais de comprendre où mon attitude pouvait poser problème ,je m'excusais et j'avançais.
Je pensais que tout le monde faisait comme moi: malheureusement,j'ai très vite déchanté-e. Avec le recul, je me dis que j'ai vraiment eu de la chance d'évoluer dans ce cocon relativement safe (les rares troll partaient d'elleux même car ne se sentaient franchement pas bienvenu-e-s)même si du coup, le contact avec la réalité a été plus que brutal.

Je comprends très bien l'intérêt que semble avoir le fait de séparer l'intention oppressive du propos oppressif lui même: après tout, l'erreur est humaine sauf qu'en général, les personnes persistent dans leur raisonnement et tentent d'utiliser avec mauvaise foi tous les moyens possibles sur la forme pour discréditer la personne concernée : tone policing par exemple.
Sauf que les gens oublient que si l'erreur est humaine, la colère ressentie et exprimée l'est tout autant.
D'ailleurs les gens qui citent la locution latine "errare humanum est" oublie très souvent la suite " persevare diabolicum" qui signifie que "se tromper est humain, persévérer dans l'erreur est diabolique".
Mauvaise volonté? Refus de remettre en cause ses privilèges? Ce que vous devez comprendre, c'est qu'"on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif".
Dans ce cas là, il peut y avoir une certaine tentation à rendre la lutte plus attractive pour faire venir le plus de monde possible. Sauf que pour le moment tout ce que j'ai pu voir avec cette stratégie, c'est une dépolitisation totale des luttes, on crache toujours sur les plus oppressé-e-s pour qui les problèmes semblent moins urgents que ceux des autres puis ils font chier d'exister (plus sérieusement, iels divisent la lutte et puis qui nous dit que ce ne sont pas des ennemis infiltrés coucou les féministes institutionnelles)
Un-e allié-e qui arrive avec des conditions autres que celle qu'on l'oppresse pas sur les oppressions qu'il subit n'est pas un-e allié-e mais un-e profiteur-e et lea véritable diviseur-e de la lutte. Ces personnes là,on peut s'en passer car ce ne sont pas des allié-e-s mais des parasites qui utilisent la lutte pour se faire bien voir.
Etre allé-e d'une lutte exige une position d'humilité qui ne signifie pas forcément accepté tous les coups mais nécessite une remise en question constante de sa manière d'agir et de s'exprimer en faveur des oppressé-e-s.
Cependant, il ne s'agit pas de s''auto flageller et s'enfermer dans la culpabilité, ce qui ne sert à rien mais accepter de ne pas être expert dans quelque chose qui ne nous concerne pas, du moins pas directement.

Et n'oubliez  pas

actions

Je mettrai à jour l'article quand celui sur madmoizelle sera paru pour voir si il y a des éléments à rajouter.