L'hyperempathie, c'est être empathique à l'excès.
Non sans blague, vous ne l'auriez pas deviné . Cela consiste à ne plus savoir vraiment distinguer mes émotions de celles des autres: une sorte d'éponge émotionnelle perméable. Cela peut donc avoir un impact positif quand les émotions sont positives mais mauvaise quand les émotions sont négatives. Le problème, c'est qu'on est fait comme ça donc on ne peut pas vraiment agir dessus( ce serait dû à une forte concentration de neurones miroirs responsable de l'empathie)  ,juste essayer de transformer cet aspect de la personnalité voire symptôme de neuroatypie ou neuroatypie elle même (la poule,l’œuf tout ça) pour essayer de mieux s'adapter.

Ce qu'il peut y avoir de bien, c'est qu'en général, les gens se sentent instinctivement en confiance pour nous confier des choses, qu'ils ne seront pas jugés et surtout que même les non dits seront compris de manière intuitive: en gros, les qualités idéales pour être psy.
SAUF que parce que sinon, ce ne serait pas drôle, il y a la contre partie, c'est qu'on ressent la souffrance de l'autre à un point inimaginable pour les autres et donc en plus de gérer ses propres souffrances, on doit en plus porter celles des autres même si en même temps, ça a quelque chose d'agréable? En effet, on ressent intimement la confiance que la personne nous fait.

hyperrempathie

Il y a aussi un autre problème, c'est que des personnes mal intentionnées puissent profiter car parfois, les radars peuvent être brouillé par des personnes souvent perverses narcissiques, manipulatrices et on est souvent des cibles privilégiés. Mais de l'autre l'hyperempathie mal utilisée peut aussi servir à la manipulation de l'autre puisqu'on peut percevoir les besoins de l'autre et donc savoir se rendre indispensable pour asseoir sa domination.

L'énergie positive extérieure à moi est très bonne mais est paradoxalement bouffeuse d'énergie car on les ressent intensément aussi.

L'hyperempathie rend très sensible à l'injustice car on ressent vraiment le poids de l'oppression des autres en plus des nôtres ce qui pousse à agir et donc est plutôt cool surtout quand on a la flemme mais le problème, c'est qu'on ne peut pas toujours agir et là, c'est le drame. J'essaie de gérer cela moi même tou-te seul-e mais c'est vraiment chaud. S'il n'y avait que cela mais il y a également le décalage entre ce qu'il reste à faire et mon incapacité à vraiment agir qui me pousse dans l'hyper activisme jusqu'à une sorte de burn-out militant et ensuite, on culpabilise d'être en burn-out militant car on perçoit l'urgence et qu'on ne peut plus vraiment rien pour le coup.

Un problème de l'hyperempathie notamment le fait qu'on peut tout de même être manipulable, c'est qu'on peut ressentir de la compassion (au sens premier du terme souffrir avec) même pour des salauds surtout quand on a qu'une version de l'histoire et quand on s’aperçoit qu'on a été roulé, on ressent de la culpabilité d'avoir ressenti de la compassion pour ces personnes sachant les dégâts qu'ils ont fait. Les personnes non concernées par l'hyperempathie peuvent certes la ressentir mais de manière moins forte que les personnes hyperempathes.

Les personnes hyperrempathes sont très souvent des personnes HQI, dépressives, hyperphages(l'hyperphagie devant servir à se remplir et à permettre à la fois une barrière pour se protéger du monde extérieur) et les personnes atteintes de TDAH 

 

 

Quelques sources:  http://www.pearltrees.com/.../hyperempathie.../id13451683 , « Je mange donc je suis » de Gérard Apfeldorfer (oui, malgré le titre, ça parle hyperempathie) et les wikipédias (surtout les liens): empathie, neurones miroirs .