J'entends souvent quand des personnes témoignent de maltraitances médicales, psy, policières et judiciaires que dénoncer les problèmes qu'il peut y avoir dans ces diverses institutions peut être dissuasif et même la faire angoisser, surtout si la personne s'y sent obligé (surtout pour l'aspect judiciaire) ou quand on ne peux plus faire autrement avant que cela devient trop grave(surtout pour l'aspect médical).

Cela incite certaines personnes à faire des #NotAll pour faire en sorte de montrer qu'il y en a des biens quand même et redonner un peu l'espoir que ce n'est pas à 100% pourri.
Le problème, hormis la silenciation de la personne, c'est qu'au final, on abandonne la critique systémique parce que oui, le problème est systémique et que même si "il y en a des biens", il y en a beaucoup trop de pourris et surtout qui sont en totale impunité.

college-montaigne-temoignages-culture-viol

Pour les personnes travaillant dans les milieux concernés : au lieu de vous époumoner dans des #NotAll , soyez de vrais alliés, dénoncer les problèmes que vous voyez au lieu de faire l'autruche, soutenez les victimes jusque dans les démarches à faire pour dénoncer même si vous allez mettre pas mal de vos collègues, consoeurs-frères à dos, éviter le victim blaming car non, ce n'est pas normal d'avoir peur d'aller chez le médecin, le psy, les flics et les juges (en tant que victime pour les 2 derniers)

Mieux vaut prévenir que guérir, telle est ma devise: oui la personne ne va pas y aller l'âme tranquille mais ne vaut il mieux pas que la personne soit prévenu pour essayer ensuite de prévoir des activités réconfortantes ensuite, pour que la personne n'ait pas des attentes et risque de tomber très haut.
Pour prendre un exemple, une personne m'a parlé d'un HP près de chez moi où visiblement, le personnel est infect sur pas mal de points : si un jour ma situation nécessite d'aller en HP, je serai prévenu-e et ne tomberai pas de trop haut.
Laisser les personnes dans l'ignorance me semble pire que les laisser se bercer d'illusions et s'en rendre compte sur le moment au moment où en plus, on est le plus fragile.Après, si ça se passe bien, tant mieux: la personne aura certes angoissée "pour rien" mais le jeu en vaut la chandelle vraiment.

Je vais finir par dire que non, cette angoisse n'est pas une honte et est même largement justifiée surtout si on a un bon combo d'oppressions . Enfin, si c'est une honte mais pas pour les victimes et seulement et uniquement pour les personnes des professions concernées. Ces moments peuvent déjà être difficiles alors n'en rajoutez pas une couche.
Dénoncer ces situations peut être vital non seulement pour les personnes déjà victime mais aussi surtout les personnes qui risquent de subir ces violences.
Faire l'autruche ne servira à rien à part perpétuer l'impunité des coupables.

De plus en plus de voix dénoncent.
De plus en plus de listes de praticiens de la santé safe se développent même si ces listes ne devraient plus exister.
Des voix surtout dans le domaine médical se lèvent pour dénoncer et essayer de faire changer les pratiques même si malheureusement, elles sont encore trop rares

La révolution est en route les ami-e-s : la fin de l'impunité approche et enfin, les coupables commenceront à ressentir la honte et à voir leur attitude dénoncer partout.