TW: propos culpabilisants sur TCA et dépression, binarisme

Je voulais vous parler de quelque chose d'assez douloureux pour moi cette impression d'être une imposteurice. Et plus les gens me font des compliments, plus ça me revient en pleine face (ça ne veut pas dire que je ne les apprécie pas et qu'il faudrait que vous arrêtiez mais c'est juste que ça me laisse un arrière goût amer à chaque fois).

syndrome-imposteur


J'ai juste l'impression de répéter ce que les autres féministes ont déjà dit et sans doute mieux que moi. Oui je ne pensais pas vous faire découvrir l'eau chaude surtout pour les personnes assez initiées mais j'ai l'impression de pomper dans leur travail même si j'ajoute ma petite touche personnelle sinon ce serait du plagiat (ce qui n'aurait pas vraiment beaucoup d'intérêts je vous l'accorde en plus des risques d'ennuis avec la justice).
Après,on me dit souvent que la pédagogie,c'est l'art de la répétition et peut être que quelqu'un-e préférera mon style que celui d'une autre féministe certes mais c'est par ces autres féministes que j'ai beaucoup appris en fin de compte.

Si je ne parle quasi exclusivement que de féminisme, c'est que c'est vraiment le seul où je me sens vraiment légitime. Les autres, je ne me le sens vraiment pas. Pourquoi?

Parce que j'ai découvert sur le tard ma non binarité et qu'en même temps que je découvrais ma véritable identité de genre, on n'a fait que remettre en cause mon identité parce que j'ai déclaré ne pas savoir si je souhaitais faire de transition physique avec tout ce que cela entraîne comme conséquences, que ce n'est qu'un trip de cis en mal de reconnaissance qui a besoin de s'inventer des oppressions.
Visiblement, j'aurai du foncer tête baissée par rapport à la transition sans trop se poser de question sinon c'est suspect.A l'heure actuelle,je ne sais toujours pas quoi faire et je ne pense que ça devrait ne concernait que moi mais visiblement ce que je fais de mon corps ne regarde pas que moi. Le truc, c'est que comme du coup je suis au placard je ne me sens pas trop légitime pour en parler à part peut être pour les pronoms où on me genre souvent au féminin, où de la transphobie vraiment hard. J'ai tenté une traduction d'un texte qui a été un raté monumental en plus d'être oppressive sur le sujet: je m'excuse et je ne le referai plus .

En ce qui concerne la neuroatypie je me sens relativement privilégié-e par rapport à celleux qui en bavent vraiment d'autant plus que de l''extérieur, j'ai l'air neurotypique (dans le sens ne pas être considéré-é comme le stéréotype même dans l'imagerie populaire de ce qu'est censée être ma neuroatypie) .
Ce qui entraîne une certaine souffrance notamment sur le fait qu'on ne me croit pas quand je décris les troubles dont je souffre et que je m'invente une excuse pour ne pas être "normale". Vas-y on échange: tu vas voir à quel point c'est génial cette vie.
Tu vas voir comment mon hyperphagie passe pour de la gloutonnerie (poke Causette si tu me lis) et que je n'ai qu'à faire un effort pour arrêter de bouffer. D'ailleurs, ma famille planque de la bouffe pour éviter que je mange tout sur mon passage mais bon, c''est de ma faute, c'est ça hein?
Tu vas voir commet ma dépression passe pour de la flemme alors c'est juste que je n'ai même pas l'énergie de me lever le matin, que même porter quelque chose de pas lourd est un effort insupportable mais comme ça ne se voit pas au premier abord, je m'invente des excuses pour glander, quelle feignasse que je suis et menteur-se de surcroît.

En ce qui concerne la pansexualité, je n'écris pas trop dessus simplement parce que je ne ressens pas trop d'impact pour l'instant dans ma vie mis à part l'invisibilisation.