TW: MOGAIphobie, psychophobie, sexisme, bodyshaming, classisme, racisme
A travers ce texte, je voulais vous parler de ma famille: plutôt de droite version LMPT pour la partie la plus à gauche tout ce qu'il y a de plus -phobes en réalité même si iels refusent de voir la vérité en face.
Tout semblait laisser penser que je suive la même voie et pourtant vous avez pu le constater que c'est loin d'être le cas au contraire même si c'est au prix de devenir la personna non grata officieusement de la famille .

on ne choisit pas sa famille

 

A titre d'exemple,sachant que j'étais végé, ma grande tante et grand oncle ont fait exprès de mettre de la chair animale à manger alors qu'iels ont fait attention pour des ami-e-s végétarien-ne-s par exemple, :iels avaient des restes, iels ne m'ont rien proposé.
J'avoue que ça m'a sidéré-e de les voir préférer gaspiller de la nourriture plutôt qu'accepter mon végéchoix surtout qu'iels sont vraiment contre par principe.


Vous pouvez aisément comprendre que faire mon coming out non binaire et pansexuel-le dans ma famille LMPT telle qu'elle est actuellement est très casse gueule surtout n'étant pas indépendante financièrement. Outre le fait d'avoir à expliquer (mais bon ça à la limite, ça peut passer vu que c'est méconnu), je risque juste d'être rejeté-e pour ce que je suis comme malheureusement beaucoup trop d'autres personnes dans ma situation.

Je ne peux compter sur personne, vraiment même les personnes les plus ouvertes à part peut être ma grand mère paternelle qui n'est plus toute jeune qui a malheureusement bien compris comment il valait mieux accepter sa famille telle qu'elle est.
Je dis malheureusement car ce n'était pas dans des circonstances joyeuses qu'elle a du s'en rendre compte.


Après, concernant ma neuroatypie,j'aurais pu espérer de la solidarité de la part de membre de la famille éloignée qui ont vécu la même chose. Enfin, c'est ce que je croyais.
Ma tante qui pourtant a fait une dépression a refusé de me soutenir quand je disais à mes parents que certaines choses étaient du à ma situation.
Certes, sa dépression était plus grave(même si je n'aime pas ce terme) dans les conséquences quotidiennes d'après ce que j'ai pu comprendre mais j'osais espérer un peu de solidarité, des conseils enfin quelque chose pour m'aider pour aller mieux même si j'ai réussi à trouver ailleurs.

Ah et puis mon hyperphagie qui passe pour de la mauvaise volonté de me contrôler,je passe pour la "méchante sans cœur" de service parce que je pioche dans le goûter de ma sœur sauf que les planques j'arrive toujours à les trouver pour combler mon besoin de me remplir.
Donc je me fais engueuler chose qui ne me fera pas arrêter car oui, je ne le fais pas exprès et que quand des crises m'arrivent je ne peux juste pas me contrôler même si je le veux car je sais que je vais lui faire de la peine et accessoirement me faire engueuler.
Je ne sais même plus si je dois rire ou pleurer même si là au moins j'ai le soutien de quelqu'une.


Enfin, niveau sexisme, ça en tient une dose entre une lafâme non épilée est sale, une lafâme qui n'a pas de gosse est forcément triste et la justification de l'éducation permissive des garçons par rapport aux filles parce que boys will be boys.
Bon, iels sont contre le viol et les violences conjugales même si certain-e-s l'ont selon elleux quand même bien cherché faut pas abusé, c'est déjà ça même si ça ne les empêche pas de faire du slutshaming à tire larigot faut pas abuser non plus.
D'ailleurs, j'ai préféré pour me protéger ne pas parler de ce qui m'est arrivé au CP.
Iels font également des tonnes de dons à la fondation Lejeune. Donc ai-je besoin de préciser qu'iels sont contre le droit à la contraception et l'avortement?


Puis enfin, niveau classisme, c'est le summum du pire, entre on paie trop d'impôts, tentons un max de contourner le système, faisons tout ce qui est en notre possible pour éviter les squateur-se-s mais ne donnons pas trop d'infos si jamais lea vilain-e petit-e canard-e est de mauvaise fréquentation.
Soyons un max radin parce que sinon,ce ne serait pas notre marque de fabrique.
Et puis, il y a les bons métiers et les autres les budgétivores qui servent à rien même si après on gueule contre TAFTA parce que ça fait bien et non à cause d'une réflexion politisé-e.
Soyons pra-gma-ti-que, économiquement, même si c'est triste ce qui arrive,on ne peut pas accueillir les migrant-e-s financièrement ce n'est pas possible (même si on a des logements libres)

 

Comme si je n'avais pas assez à me battre contre mes propres problèmes intérieurs et me battre contre la société, il faut donc aussi que ma famille en rajoute une couche.
Certes,"On ne choisit pas sa famille" mais je me dis de l'autre côté, que j'ai quand même bien évolué-e et avant de faire couler la larmichette,je voulais dire merci à toutes ces personnes qui m'ont permis-e d'être cellui que je suis