Je suis en colère.

En colère parce que l'état d'urgence a permis

de silencier les opprimé-e-s.

 comme par exemple les réfugié-e-s, victimes eux aussi  du terrorisme 

 

 Je suis en colère

parce que le seul jour consacré aux violences faites aux femmes et minorités de genre

de nombreuses manifestations pour les dénoncer ont été interdites.

 

 Je suis en colère à cause de la tentative de silenciation

des mauvais-e-s militant-e-s selon l'Etat français:

Vous savez ces empêcheur-se-s de tourner en rond anti oppression

qui refusent de dire merci à l'état d'avoir la bonté de faire semblant d'agir pour leurs droits.

 

Je suis en colère

de voir qu'une association contre les violences faites aux femmes

risque de voir ses activités d'écoute des victimes pourtant , ôcombien nécessaire

Et tout ça pour des raisons de fric

http://fr.ulule.com/l-echappee/

 

 

Pourtant, nous sommes censé-e-s être dans un pays

où on prend au sérieux le féminisme.

Ben, oui, on a un secrétariat d'Etat des droits des femmes,

c'était censé être un signe qu'on souhaite améliorer leurs conditions.

 

J'aimerais bien d'ailleurs que Pascale Boistard réagisse

à cette silenciation organisée pour "notre protection".

Mais j'imagine qu'être contre le féminisme d'Etat

Ça ne vous fait pas trop plaisir, n'est ce pas?

 

On n'a besoin ni des flics, ni de personnes pour se défendre

Car être flic ou un "gentil gars" n'immunise  pas au contraire

Nous pouvons compter que sur nos propres forces, tout-e-s ensemble.

Ce qu'ou souhaite juste, c'est pouvoir manifester et rappeler que la rue nous appartient aussi.

paternalisme

 

On me dit "oui mais le terrorisme"

Ben dites vous le clairement, nous le terrorisme ,même si il ne prend pas cette forme,

On le vit tous les jours avec notamment le couvre-feu implicite selon lequel

une femme agressée l'aura bien cherchée si elle est dans la rue au delà d'une certaine heure.

 

Certaines violences notamment le viol peuvent en outre faire autant de dégât que le terrorisme.

Même si on parle surtout des survivant-e-s dont certain-e-s développent un PTSD dans les discussions féministes,

Rappelons nous aussi que certain-e-s en crèvent

et je profite de ce texte pour leur rendre hommage.

 

LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES SONT AUSSI DES ACTES DE TERRORISME.*

Et ce serait bien qu'on mette autant d'énergie dans ce combat que dans celui du terrorisme par les armes.

Même si ce n'est pas le sujet initial, cela est valable pour la lutte contre toute forme d'oppressions.

 

En effet,si on éduquait dès l'enfance que la violence est intolérable contre qui que ce soit ,

Sauf dans le cadre de la légitime défense

Que le consentement est nécessaire même pour des actes qui semblent anodins,

On mettrait fin à toutes ces violences

 

Si les victimes n'étaient plus considérées par défaut comme coupables,

si les victimes étaient mieux prises en charge,

si ces crimes n'étaient pas minimisés,

La honte changerait réellement de camp.

 

*Je définis ici ce que j'entends par terrorisme puisqu'il y a eu des questions, remarques à ce sujet sur les divers endroits où j'ai posté :
Ma définition du terrorisme n'est pas celle habituellement admise car je la trouve beaucoup trop restrictive tout en étant trop aléatoire selon les intérêts du moment des peuples dominants
Le terrorisme, c'est faire usage de la menace et de la violence pour parvenir à ses fins (politiques ou non).


Dans le cadre de mon article, il s'agit du fait que non seulement par les conséquences que j'ai déjà dévellopées, mais  aussi par les causes :misogynie, culture du viol, tout est fait pour faire peur aux femmes et miorités de genre.
Quand on veut terroriser un homme cis, on le menace de mort ou de violences non sexuelles .Quand on veut terroriser les personnes non hommes cis , on utilise en plus la menace de viol.
De plus, en inculquant des idées typiques de la culture du viol et des violences aux personnes concernées,on leur limite leur espace disponible puisqu''on leur apprend (à tort même si je ne nie pas que cela arrive maleureusement) qu'elle risque plus à l'extérieur qu'à l'intérieur.